On dit qu’il faut parfois choisir ses batailles, de même qu’il existe de nobles combats. Dans le domaine sportif, les arts martiaux en font partie, se situant à la frontière d’une philosophie de vie, d’une quête de sagesse et d’équilibre intérieur, à la recherche d’une maîtrise de soi, voire d’un accomplissement : ainsi le judo, le sumo, le kendo, pour ne citer qu’eux.
Dans le domaine social, certains combats ont une portée humaniste : je citerai celui contre illettrisme. Des femmes et des hommes réduits à se faufiler pour ne pas être démasqués, pour ne pas sombrer dans la honte ou l’exclusion qui leur a fait déjà tant de tort, tant de mal. Une aide doit leur être apportée, une main tendue, un espoir et non une aumône ou pire, un jugement.
Je souhaite quant à moi porter un autre combat, me semble-t-il tout aussi juste et utile, avec pour étendard l’entente interpersonnelle : celui de développer la qualité relationnelle au quotidien, celui de diffuser, d’infuser dans notre sphère professionnelle des relations sereines, cordiales, apaisées, faites de franchise, d’assertivité et de volonté à considérer l’autre comme aussi légitime que soi-même pour ce qu’il dit, pense et fait. Une tâche ardue, complexe, mais un beau combat, donnant de la valeur aux personnes et du sens au temps consacré pour cela. Un combat pour tendre vers la paix et l’entente interpersonnelle en toute circonstance.