The mediator : the major promotor of agreement !

« Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l’ouvrir, tu t’apercevras que derrière, il n’y a personne ». Cette citation émane de Maud ANKAOUA, extrait de son livre « Kilomètre zéro – Le chemin du bonheur ».

Dans la culture anglo-saxonne et notamment américaine, la médiation et l’action du médiateur (médiator) sont bien plus développées que dans la culture latine, notamment en France, pays aux dogmes solidement ancrés, attaché aux racines, aux habitudes et autres traditions, y compris ancestrales, ainsi qu’à la culture de la confrontation et de la lutte.

A l’inverse, la culture américaine a pour points cardinaux le pragmatisme et l’esprit d’entreprendre : quitte à se tromper, à mettre genou à terre, le fait d’essayer l’emportera toujours sur la peur de se lancer. Tout est fait pour permettre, pour s’affranchir des contraintes, pour simplifier, dès lors pour évoluer et avancer.

L’esprit de compétition est un autre point de ralliement des américains, avec ce que cela peut engendrer d’âpreté, d’individualisme et d’inégalités. Mais ce qui prévaut demeure l’équité face à la liberté de réaliser ce à quoi chacun aspire profondément ; ainsi, ce que l’on souhaite développer et faire prospérer.

La peur est je pense moins présente dans les esprits, car autant l’on peut chuter facilement, d’autant plus est-il possible de se relever, de rebondir, de recommencer et à un moment donné de pleinement réussir.

En France, nous ne pouvons pas ! Nous sommes égaux devant l’inaction due à la multitude d’obstacles divers mis devant notre couloir de course : nous devons ainsi apprendre à courir le « 42,195 kms – haies » ! Conséquence de cela : nous avons peur d’entreprendre, de nous lancer et de changer les choses.

Cessons d’avoir peur du changement, de l’inconnu et de certaines représentations vaporeuses. Cessons de craindre que nos habitudes d’avant soient bousculées. Cessons de douter et essayons ce qui est nouveau, d’autant plus si le risque est minime, voire nulle, ce qui est paradoxalement le cas au regard de notre système de protection sociale et d’indemnisation du chômage.

Ainsi, osons par exemple recourir à la médiation professionnelle ! Car il est un fait établi qu’une telle action de médiation n’aggravera jamais une situation conflictuelle : au pire demeurera-t-elle sur le fond identique si les personnes ne veulent pas en entendre parler, ou bien s’y lance puis rapidement arrêtent le processus. Mais en fait, sachez qu’il se passera l’inverse, car une médiation professionnelle bien menée aboutit toujours à un résultat qui met fin au conflit en question, ceci selon trois axes possibles que sont la restauration de la relation, un aménagement de la relation ou enfin une rupture consensuelle de la relation.

Alors, cessons d’avoir peur et au-delà du courage, soyons par ailleurs lucides : engageons-nous vers cette voie de résolution des conflits. Soyons-en les promoteurs (promotor), mettons-la en avant et faisons-en sorte de la faire connaître et d’en montrer la plus-value.

La médiation professionnelle est et sera à l’avenir, sans aucun doute, une voie de recours essentielle pour la sortir de cette spirale des conflits, qui dans notre société ne cessent de se développer, quel que soit le sujet et les personnes impliquées. Dès lors, faisons-en sorte d’expliquer – tel que je le fais au fil des articles de mon Blog – que la médiation professionnelle est et sera finalement, non pas une mais la voie de recours principale (the major), celle de première importance, en première ligne, pour que cessent les conflits et qu’alors, place soit faite à l’entente (agreement) interpersonnelle et sociale dans chaque sphère de notre vie.