A propos de la force d’inertie.

La force d’inertie est d’abord une notion de physique, de laquelle en émane le concept d’inertie, lui-même à l’origine d’expressions et autres représentations partagées de manière commune dans notre langage courant.

En physique, une force d’inertie, ou inertielle, ou force fictive, ou pseudo-force, est « une force apparente qui agit sur les masses lorsqu’elles sont observées à partir d’un référentiel non inertiel, autrement dit depuis un point de vue en mouvement accéléré (en translation ou en rotation). La force d’inertie est donc une résistance opposée au mouvement par un corps, grâce à sa masse ».

Exprimé plus simplement, la force d’inertie, pour la plupart des dictionnaires, est « la résistance des corps au mouvement, résistance proportionnelle à leur masse ».

Vous noterez qu’apparaissent dans ces définitions les termes de « résistance » et de « force d’opposition au mouvement, proportionnelle à la masse ».

Dès lors, plus un corps s’avèrera imposant, plus la force d’inertie qu’il est en capacité de générer sera importante.

Par extension, plus une institution sera gigantesque, plus la force d’inertie qu’elle oppose sera puissante.

Appliquée à notre administration française omnipotente, obèse et tentaculaire, l’inertie qu’elle génère est dès lors incommensurable, à tel point que personne ne détient, ni individuellement, ni même collectivement, une force supérieure pouvant la compenser et à fortiori la vaincre !

Sauf qu’être empêché et neutralisé de toute part a pour conséquence d’annihiler toute velléité d’évolution, toute perspective positive quelconque, toute liberté d’action et même de penser, puisque nous sommes ainsi judicieusement maintenus dans la seule idée de réussir à trouver un moyen de contournement, voire de confrontation afin de ne pas se laisser engloutir ou asphyxier par ce réseau bureaucratique.

L’inertie réduit en poussière notre liberté de citoyen, jusqu’à nos droits fondamentaux ; elle met le feu en nous et dans la société toute entière, ainsi gangrénée par les conflits de toutes sortes et pour tout.

Combattons dès lors l’inertie et l’immobilisme, ensemble. Entrons dans la mêlée, sortons le ballon jusqu’alors bien gardé au centre de cette nasse, faisons-le circuler, bougeons, marquons nos essais et soyons libres de nous entendre, de nous autonomiser et de nous responsabiliser. Arrêtons d’être infantilisés, de se laisser ainsi téléguidés et manipulés, réduits à l’état de moutons ou de bons soldats bien obéissants.

Mais ne tombons cependant pas dans le piège de certains extrémistes, professionnels de l’insoumission : soyons tout le contraire, soyons altruistes, soyons créatifs, soyons solidaires, soyons pro-actifs, acteurs de nos vies et promoteurs d’une vie sociale devant unir les hommes et non les classer, puis les cliver. Soyons à la tête d’un mouvement d’avant-garde, d’un nouveau Contrat Social appelé « Entente Sociale ».