Je débuterai ce court texte par une phrase, extraite une fois encore du livre de Sylvain TESSON, « Sur les chemins noirs », telle une ouverture éclairante sur ce que revêt la mission d’un médiateur professionnel : « Je continuai vers Malaucène, dégringolant les chemins de pierre vers la forêt, et remontai vers le col de la Chaîne. La forêt filtrait le soleil en tisserande et je traversai les raies avec l’impression de me laver le visage à chaque explosion de clarté ».
Ainsi dirais-je que bien s’entendre avec quelqu’un s’apparente au quotidien à recevoir un rayon de soleil en plein visage, pénétrant en soi pour venir y réchauffer le cœur et l’âme.
La chaleur émanant d’une qualité relationnelle avérée et partagée nous préserve de l’âpreté des contingences du quotidien que nous devons absorber, voire subir, ainsi que de la dureté des pierres qui tapissent les chemins que nous parcourons chaque jour de notre vie.
Face à l’adversité, aux sources si nombreuses de conflits et de confrontations, la médiation professionnelle peut constituer, dans la forêt sombre de ces situations, une source de lumière et de résolution. […]
La suite, à lire dans la rubrique Arts l’article intitulé : « … est source de qualité relationnelle et d’entente. »
