De la scission à l’union, seul chemin vers l’entente et la paix des peuples.

L’histoire et les hommes qui la façonnent ont le don parfois de créer plus de problèmes que de solutions face à un drame humain ou à une guerre.

Le recours à la facilité, la précipitation occultant la nécessité de renouer préalablement le lien du dialogue avant toute recherche de solution, la forte myopie incitant à occulter toute stratégie de long terme et enfin l’oubli facile du passé, même récent, aboutissent en effet à nombre de mauvaises solutions.

Le dénominateur commun et invariable à ces errances et erreurs de décisions, qui initialement avaient pour but d’assurer le retour à une paix durable, mais qui finalement en arrivent à faire émerger un conflit encore plus dévastateur, se nomme la scission.

Ainsi peut-on se rappeler le découpage en 1945 de Berlin en quatre zones, puis quelques années après de l’Allemagne en deux pays, devenus le centre de gravité et le point névralgique de la guerre froide qui suivit et perdura durant plusieurs décennies.

Citons également le découpage en deux de la Corée et depuis jusqu’à nos jours, l’affrontement statique et continu de ces deux blocs : un peuple divisé et des familles coupées à jamais, deux nations qui chaque jour s’éloignent un peu plus l’une de l’autre jusqu’à perdre tout espoir de retour en arrière.

Rappelons-nous enfin le Traité de Versailles, traité de paix ayant mis fin à la Première Guerre Mondiale, mais qui n’avait en fait pour but, non la paix des peuples mais la vengeance, l’abaissement de l’Allemagne, son humiliation, son saignement à blanc pour être certain que jamais elle ne saurait se relever et être alors en capacité de recommencer. De cette haine capitonnée, de ces braises mal éteintes et de ce fossé agrandi entre la France et l’Allemagne surgit à l’inverse l’Apocalypse.

La paix ne peut ainsi naitre, grandir et s’établir qu’en rassemblant, qu’en unissant et jamais en séparant, encore moins en abaissant. Le dialogue est dès lors indispensable, la reconnaissance de l’autre un préalable et la volonté partagée de fonder un accord la seule voie à suivre.