« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

Si de nos jours un grand romancier, tel qu’Antoine de Saint-Exupéry, écrivait un livre comme « Le Petit Prince », que se passerait-il ? Comment serait accueilli cette publication atypique de la part d’un écrivain connu, reconnu et respecté pour d’autres livres bien plus classiques ? Aurait-il droit à de l’indifférence, du sarcasme, des moqueries ? Serait-il rétrogradé, banni silencieusement, discrédité ou au contraire pareillement adulé et porté aux nues ?

Antoine de Saint-Exupéry a écouté son cœur et son âme d’enfant quand il a écrit « Le Petit Prince ». Il n’a sans doute jamais pensé à toutes ces questions. Il n’a écouté que ce qui le guidait au fond de lui. Il a suivi sa voie, son plan de vol, bien en-dessous des radars conventionnels, libre d’aller où il voulait.

Je vous engage à le lire, le relire. Je vous engage également à visionner l’animé de Mark Osborne dont je vous ai mis l’affiche en illustration de cet article. Vous y découvrirez une adaptation pareillement libre de l’ouvrage, décliné dans notre société contemporaine : ou comment une vie, même si on le désire, ne peut être linéaire et ne doit d’ailleurs pas l’être ! Ou comment les relations interpersonnelles et intergénérationnelles sont rares, précieuses et belles. Que l’essentiel n’est pas et ne doit pas consister à uniquement réussir dans la vie, mais bien à réussir sa vie, y compris au détriment des standards, des chemins tout tracés, de la volonté des autres venant supplanter la nôtre, au prix fort de tout ce que l’on porte en soi et qui nous définit fondamentalement.

L’essentiel est invisible pour les yeux ! L’essentiel tient dans le relationnel. L’essentiel est immatériel, dans l’entente interpersonnelle ainsi que dans l’entente et la connexion avec soi-même.

La qualité relationnelle est notre plus grande richesse, notre plus grande source de satisfaction et peut-être de bonheur. Notre liberté doit être et doit demeurer notre boussole, notre nord magnétique : ne l’oublions jamais …