Nous avons dans notre société la culture et l’art d’attendre le dernier moment – voire au-delà – pour agir, décider, réformer et évoluer tel qu’il est nécessaire et souhaitable.
Nous avons ainsi majoritairement tendance à laisser s’enkyster les problèmes, quels qu’ils soient, adeptes que nous sommes de la pensée magique qu’en l’absence de solution, tout problème finit avec le temps par se résoudre de lui-même.
Cette règle s’applique également pour nos différents et conflits en tous genres, chacun sachant parfaitement camper sur ses positions, attendant que l’autre cède, avec le sublime espoir qu’alors s’efface le problème généré bien sûr exclusivement par autrui.
Or, l’entêtement ne mène nulle part, ni l’absence de résolution et encore moins le manque de courage et de lucidité : dès lors, avant qu’un problème ne soit rendu trop complexe à résoudre et bétonné au point que le recours à l’action d’un juge apparaisse comme la seule option possible, ayons le réflexe automatique de la médiation et ceci le plus rapidement possible, avant justement que la situation ne soit rendue à ce point inextricable.
Le temps est l’ennemi de l’accord. Le silence est le signal qu’un problème est en train de s’enraciner. La médiation exercée le plus en amont possible doit devenir notre priorité n°1 afin de parvenir à résoudre un conflit d’apparence ou réellement complexe, du moins nécessitant que les parties impliquées soient accompagnées dans sa résolution.
Sachez solliciter un médiateur dès que surgissent les prémices d’un conflit dont vous savez qu’il ne se résoudra pas seul. N‘attendez pas d’avoir tenté de tout essayer pour y faire face comme vous pouvez : la bonne volonté parfois ne suffit pas !
