Il revient à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, diplomate et homme politique français, cette citation : « il faut toujours se méfier de la première impression, c’est la bonne ».
N’est-ce cependant pas un piège que de se fier ouvertement à sa première impression ; donc le plus souvent, pour qui n’a pas une perception fine du non-verbal, devoir s’en remettre à ses propres filtres, pouvant être réducteurs ou tronqués ?
N’est-ce pas se retrouver prisonnier de référentiels, notamment familiaux ou liés à notre environnement socio-culturel, générant des aprioris, des prêts d’intention, des jugements hâtifs, à l’emporte-pièce, comme autant d’erreurs dont il faille s’astreindre à ne pas commettre ?
Sachons plutôt donner à tout un chacun une chance, au-delà par exemple du physique ou d’un certain décalage face à la dictature de la normalité et des standards, voire d’un discours maladroit à défaut d’être erroné.
Sachons ne pas catégoriser d’emblée, ne pas généraliser, ne pas se fier aux apparences ni à l’eau qui dort ! Car oh combien pourrions-nous être surpris, jusqu’à nous sentir trahis par nos propres intuitions.
Arrêtons enfin de tout décortiquer, de comparer pour mieux standardiser et uniformiser ; arrêtons de complexifier dans le but parfois de mieux manipuler et de tromper autrui en démontrant ce que l’on souhaite plutôt que ce qui est : laissons-nous ainsi le temps, sachons apprendre à faire confiance et voyons ce que cela donne en adoptant dès lors une vision d’emblée positive, à contrecourant de nos réflexes.
