Le courage est la colonne vertébrale du management.

Socrate disait : « le vrai courage, c’est de faire ce qui est juste ». Cette parole, clairvoyante et précise, résume à elle seule ce qui doit selon moi demeurer en permanence à l’esprit de tout manager, telle une boussole, ceci à chaque fois qu’il se doit de faire un choix ou de prendre une décision.

Manager, c’est en effet agir avec courage, selon une projection, avec stratégie et humanité.

Manager ne doit jamais être dicté par l’influence et le vent de la peur. La peur fait simplement réagir, ce qui aboutit à tout sauf au final à une juste décision, car elle est en effet source d’erreur et exsangue de tout ce qui fait sens.

Le courage fait au contraire décider en intégrant tous les paramètres à disposition, tant structurels que conjoncturels, après avoir au préalable pris le temps d’observer, d’écouter, puis d’analyser et réfléchir. Cette décision ne sera pas forcément la plus adaptée au temps présent, ni apparemment la meilleure ou celle qui ne soit pas opposable, parfois bien au contraire ; mais elle sera celle qui souvent s’impose, qui parfois s’avèrera la moins mauvaise et en l’occurrence toujours celle qui devra tenir compte des invariants que sont l’intégrité, l’honnêteté, l’équité, la cohérence et la justesse.

Manager, c’est savoir et avoir le courage de se positionner y compris contre le vent, l’air du temps et la pensée dominante. C’est pourvoir se projeter et assumer d’avoir tort dans l’immédiat, sachant pertinemment avoir raison plus tard, au regard d’autres facteurs et données que le manager aura su capter ou décrypter, dans l’intérêt général, sans esprit partisan, afin de viser au-delà du simple résultat ce qui est le plus précieux au sein d’une équipe, à savoir sa cohésion et son sentiment d’appartenance à un collectif.