C’était en 1982, il y a un peu plus de quarante ans. C’était ainsi hier. Une guerre de plus parmi tant d’autres, car des guerres, il en existe en permanence, souvent sur fond de désaccords ancestraux qui n’ont aujourd’hui plus aucun sens, ou bien à cause de religions qui se disent incompatibles, alors qu’en fait, elles savent honorer le même Dieu.
Cette guerre des Malouines a duré peu de temps, un peu plus de deux mois seulement dirons-nous au regard des conflits actuels : elle fut pour autant bien réelle, cruelle et, avec notre regard contemporain, tellement irréelle, improbable : une guerre entre deux grandes nations, séparées par un océan, appartenant à deux continents pourtant en paix et ceci pour la souveraineté d’un tout petit caillou perdu au large de l’Atlantique sud.
Sauf que cette guerre conventionnelle a fait près de 900 morts, des militaires mais aussi des civils. Sauf que des navires ont été coulés de part et d’autre, que des combats aériens et qu’un débarquement terrestre ont eu lieu pour en reprendre possession.
Bien sûr, la dictature militaire en Argentine a de fait ensuite vacillée, ce qui est une très bonne chose ; mais des hommes sont morts, en nombre, pour un minuscule territoire, certes stratégique, mais tout de même !
N’y aurait-il pas eu un autre moyen que la guerre pour résoudre ce conflit insignifiant à l’échelle du monde ?
