L’ESPACE D’UN INSTANT

« J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il faisait en partant »

Jacques PREVERT

Chaque texte proposé pourra être un appel vibrant, ou un murmure tout juste perceptible, voire une parole épelée en silence, tous ouvrant un champ supplémentaire des possibles.

Chaque poème sera un espace de liberté conquis.

Chaque pensée sera un tissu à votre portée pour habiller votre quotidien comme bon vous semble.

Chaque essai portera un étendard.

Chaque citation sera une flèche qui transpercera vos certitudes.

Chaque question sera utile.

Chaque affirmation sera surement des plus futiles, emportée par le rythme effréné de notre quotidien.

Chaque mensonge éclairera une parcelle, même infime, de vérité.

Tout ceci pour dire et constater que la vie débute par un espoir d’éternité, sauf que la vie ne dure en fait qu’une journée.

A peine l’aube apparue, voilà que déjà approche le zénith.

La vie ressemble à un torrent, à une cascade qui d’un coup s’emballe.

Le soleil descend vers l’horizon, subrepticement puis à toute allure, tel un cheval au galop sur une plage.

Et voilà que l’instant d’après, il disparait au loin pour laisser place au règne de la nuit.

Sachons dès lors apprendre à profiter de chaque moment, de chaque personne, de chaque relation qui nous sont offertes.

Ayons ainsi invariablement en tête que notre mission, durant cet instant passé ici, doit être d’accueillir, d’écouter, d’observer, de considérer l’autre avec attention, de tenter de le comprendre dans son unicité et sa complexité et quoi qu’il en soit, de le respecter et de s’ouvrir à ses idées.

Efforçons-nous de parvenir à nous entendre et si ce n’est pas le cas, serrons-nous tout de même la main, maintenons le lien, dialoguons, négocions, ayons chevillé au plus profond de nous la fibre de la diplomatie ; cet espoir souvent utopique, cette illusion opaque voire obscure, ce mirage désertique, mais parfois, oui parfois, peut-être, cette lueur d’espoir, ce rayon de soleil, cette étoile dans la nuit qui subrepticement au loin apparaît.