Ceux de plus de cinquante ans se rappelleront certainement de cette publicité pour, à l’époque, une célèbre marque de lessive : « mini-MIR, mini-prix, mais il fait le maximum » ! Ce slogan m’a ainsi inspiré pour traiter d’un mal qui continue encore actuellement de ronger le monde du travail : le micro-management, qui a l’art de passer entre les mailles du filet de la maltraitance institutionnelle, mais qui sur les agents devant le subir fait un maximum de dégât, tant professionnels que personnels.
Le micro management consiste en cette obsession pour le manager de tout savoir, de tout vouloir contrôler, de n’avoir aucunement confiance en la capacité de l’autre ; d’être ainsi totalement incapable de déléguer et de croire que son collaborateur peut faire, bien faire et peut-être même, bien mieux faire que lui-même.
Le micro-management est la négation, pour un professionnel le subissant au quotidien, de toute autonomie, de toute capacité à s’organiser, de toute latitude pour choisir comment réaliser son travail, avec l’impossibilité d’accéder au droit de parfois pouvoir se tromper. Or, tout un chacun sait que cela permet ensuite de mieux ancrer ses connaissances, de développer ses compétences sur le moyen terme et au final, de devenir autonome, responsable, pour enfin pouvoir prendre soi-même des décisions, dans une certaine mesure et selon un périmètre qui peut, au fil du temps, évoluer et s’étendre.
Le micro-management est un fléau bureaucratique et un désastre, tant humain qu’institutionnel. Il écrase la confiance, la capacité de progresser, de proposer, d’innover, de s’accomplir individuellement et collectivement. Il bride les initiatives, il plombe la motivation et entraine l’inverse du résultat attendu, de manière immédiate et parfois de manière irrémédiable.
Le tissage au quotidien de la médiation et d’un management d’ouverture, reposant sur le principe de l’intelligence collective et du maillage des compétences, permet au contraire de prôner la confiance partagée, la capacité d’autodétermination selon un référentiel coconstruit et de privilégier l’autonomie et la responsabilité de chacun, au service de tous.
