Montesquieu disait : « dans un temps d’ignorance, on n’a aucun doute, même lorsqu’on fait les plus grands maux ; dans un temps de lumière, on tremble encore lorsqu’on fait les plus grands biens ».
Notre société contemporaine semblerait donc, de toute évidence, plongée dans certains abysses des plus profonds, sombres et ténébreuses. La pensée dominante devient en effet de plus en plus abrupte, brutale, binaire : bien ou mal, raison ou tort, like ou absence de like. Tout paraît simple, limpide et tranché ; sauf qu’en réalité, tout devient tranchant, simpliste et réducteur.
Nous sommes ainsi peu à peu submergés par l’arrogance, l’intolérance à une autre opinion que la sienne et la violence qui découle de cette incapacité à gérer toute sorte de frustration, ou possibilité de contradiction et autres nuances face à une vérité rendue de plus en plus monolithique, toute faite, imposée et aboyée.
Qu’en est-il de la possibilité de douter de soi, de la pensée de l’autre qui nous est affirmée et présentée sur un plateau comme vérité absolue ?
Notre société permet-elle encore de remettre en question la pensée dominante, apparemment certaine ?
Les réponses à ces questions semblent négatives : il s’agit donc de combattre cette tendance qui se répand en fait tel un tsunami via les réseaux sociaux, les cercles médiatiques, lobbyistes, communautaires ou influenceurs.
Pour que brille en nous la lumière, il nous faut souffler sur les braises de la connaissance et remettre en question toute forme de certitude, d’autant si elle est martelée. A bon entendeur …
