Nous sommes tous plus ou moins tapis dans une bulle hermétique, sorte de zone de confort, de zone de replis virtuel qui nous isole et nous déconnecte de la réalité, de la vraie vie faite de relations humaines.
Comme il est dit dans la chanson de Jean-Louis AUBERT, cet isolement, c’est pour autant « juste une illusion, comme une bulle de savon, qui s’approche de toi, que tu touches du doigt, puis qui s’en va, qui n’est plus là ».
Nous sommes ainsi prisonniers de bulles artificielles, emplies d’écrans qui veulent nous montrer une réalité qui n’est que partielle, fugace et surtout superficielle ; bulles qui veulent nous faire croire en certaines choses pour autant réellement inutiles, impropres à notre équilibre et notre bonne santé mentale.
Nous nous sentons ainsi contraints de vivre dans ce monde fait d’illusions, de fausses promesses et d’espoirs vaporeux, dont on nous gave et que nous ingurgitons avec compliance, affamés que nous sommes devenus de ces infamies qui nous transforment en prisonniers du temps qui fuit – ce temps qui nous dépasse et qui semble passer sans nous, sans substance et sans buts.
Il faut dès lors stopper net ce processus infernal et s’évertuer, comme le papillon, à sortir de sa chrysalide, de cette bulle qui au lieu de nous protéger nous maintient dans un état régressif, si pratique à contrôler.
Soyons par-dessus tout libres, ouvrons-nous aux autres, connectons-nous à la nature, florale et humaine, à l’air, au vent, à l’eau, au feu de la vie ainsi qu’à la terre des hommes. Crevons cette bulle qui nous entoure avant que nous y crevions à l’intérieur et de l’intérieur.
