Sans respect mutuel, il ne peut y avoir d’entente entre deux personnes.
Sans ouverture d’esprit aux singularités de l’autre, sans une approche en altérité de la relation à l’autre, il ne peut y avoir d’entente entre deux personnes.
Sans l’envie intrinsèque, naturelle et spontanée de porter attention à l’autre, d’avoir pour lui de la considération et de tenter de le comprendre, il ne peut y avoir d’entente entre deux personnes.
Sans tolérance, sans gentillesse au sens noble du terme – à savoir un sentiment dénué de toute redevabilité – et sans ce pari parfois fou de savoir donner sa confiance sans certitude qu’elle ne soit au final considérée ou au contraire mise à mal, il ne peut y avoir d’entente entre deux personnes.
Cette perspective de pouvoir s’entendre avec l’autre, en toute quiétude et fluidité, simplicité et naturel, ne vaut-il pas le risque encouru de se retrouver déçu ? L’envie de transmettre de la gratitude et l’envie d’en recevoir, tant pour ce que l’on ose dire, ce que l’on fait et plus que tout pour ce que l’on est, doit je pense en définitive prévaloir sur le reste.
Retenons dès lors que l’on ne reçoit qu’à la hauteur de ce que l’on donne de soi, pour l’autre !
