Ce choc de simplification est espéré par tous, revendiqué par la plupart d’entre nous, promis à foison encore et encore, parfois amorcé, mais en gestation permanente depuis des lustres, dans les tuyaux comme ils disent …, mais rien n’en sort malheureusement, rien ne vient ni ne semble vouloir se faire.
Pourquoi ? Parce que ce sont les mêmes personnes, qui depuis toujours sont formatés et œuvrent à complexifier naturellement ce qui est simple, à qui l’on demande pour autant de réfléchir à contre-courant d’eux-mêmes sur la manière de créer et mettre en œuvre ce choc culturel.
Ces hauts fonctionnaires, puisque ce sont d’eux qu’il s’agit, gangrènent et figent ainsi le système et l’appareil d’état, hyper-puissant dans notre pays, paralysant ainsi tout changement jusqu’à tuer dans l’œuf la réussite de ce projet, rendu utopique une fois mis dans leur main et leur tête. De même qu’un lion ne devient pas végétarien, un administratif sous la coupe de ces personnes hors-sol ne devient pas spontanément doué de bon sens et de pragmatisme, au service des autres, simplement parce qu’un politique le lui a ordonné ! Telle est l’explication principale de l’inertie et des échecs successifs, tous bords confondus, depuis près de cinquante ans.
Cette mission relève donc de notre responsabilité individuelle et collective : œuvrons chacun à notre niveau, ensemble, pour agir avec bon sens, méthode, rationalité et détermination. En qualité plus particulièrement de médiateur, soyons fidèle à notre code de déontologie, à nos méthodes de travail, mais soyons avant tout dans une posture visant également à simplifier notre démarche et l’explication de sa mise en œuvre. Par-dessus tout, sachons collaborer entre nous tous, resserrons notre maillage plutôt que de nous diviser et de saborder la profession. Apprenons à nous entendre nous-mêmes, à nous enrichir mutuellement et apprenons, plutôt qu’à suivre bêtement le joueur de flute qui souhaite nous hypnotiser et nous emmener tout au fond de sa caverne, abime de sa folie narcissique, à construire un réseau uni et cohérent qui permettra, par la synergie et la mutualisation de nos expériences diverses, de faire évoluer et décoller nos pratiques et ainsi nous adapter avec agilité à notre environnement et à la sociologie actuelle, sans quoi la médiation stagnera et mourra dans sa tour d’ivoire conceptuelle.
