Tout le monde ou presque connait, au moins de vue, cette célèbre statue d’Alberto Giacometti datant de 1960 : « l’homme qui marche ». Elle symbolise d’abord et avant tout le mouvement, l’avancée de l’homme dans le monde, dans le temps, dans sa vie.
J’y vois quant à moi de la droiture d’esprit, une farouche volonté, du calme mais aussi et peut-être surtout une forte détermination dans sa démarche : ainsi, l’homme qui sait où il veut aller.
Les aléas de la vie, les déceptions, les désillusions, la sensation d’être passé à côté et qu’il est presque trop tard pour rebrousser chemin, changer de cap, de lieu, de métier, de conjoint ; tout ceci ne doit pas l’emporter !
Au-delà des périodes de doute et de découragement bien naturelles, il faut alors tenter et s’évertuer, coute que coute, à continuer d’avancer, d’une quelconque manière ; mais chacun ayant le droit à l’erreur, il ne s’agit pas pour autant de s’entêter, de s’enfoncer dans une fausse direction, du moins celle que l’on n’estime plus la bonne pour soi, maintenant.
Il faut savoir bifurquer, essayer, repartir à contre-sens du vent. Et parfois, peut-être faut-il tout simplement lâcher-prise : arrêter de lutter contre le courant, contre soi-même et ainsi se laisser porter par le hasard, la chance, la destinée, que sais-je ? Peut-être faut-il tout simplement faire confiance à la vie, à la liberté et voir ce qu’il adviendra ?
L’art détient en lui cette puissance que tout devient possible grâce à lui. Tout est en effet possible, y compris de s’accomplir enfin, de sortir d’un marasme financier, de parvenir à résoudre un conflit ancré depuis fort longtemps, de retrouver espoir dans un travail, de nouvelles relations, une relation …
