L’impossible question ?

Notre société mute radicalement sous nos yeux : le nier par principe, par pure idéologie, par déni ou par peur ; ne pas oser le verbaliser et en nommer l’ampleur s’avère de mon point de vue irresponsable et lâche.

La vie en commun devient une somme de réalités communautaires, à moins que l’on ouvre les yeux et agisse pour de nouveau faire correspondre au quotidien la loi, le code de bonne conduite et le savoir-vivre ensemble.

Pour autant, fort du constat que tout un chacun peut s’évertuer à continuer de faire abstraction de cette réalité, il semble difficile de ne pas voir ce qui se joue actuellement : le règne de l’individu en référence suprême, ainsi que de sa communauté identitaire ; bref, l’égocentrisme et le repli sur soi, principe qui se veut supplanter tout le reste !

Dès lors, ne doit-on pas se demander si l’entente, tant interpersonnelle que sociale, ne devient pas à ce stade, de manière quasi-irréversible, impossible entre certaines personnes au nom de leur origine, de leur culture, de leur religion ?

Les références culturelles sont-elles devenues trop incompatibles, toute cohabitation entre elles semblant devenir inenvisageable ?

Au contraire, est-ce encore possible d’entrevoir une perspective de réconciliation, de concorde, d’unité sociétale, pour le bien de tous, au détriment de quiconque, éloignant les discriminations et l’intolérance actuellement en croissance exponentielle ?