« La vie meilleure » d’Etienne KERN.

Voici un livre à mettre entre toutes les mains, un livre positif, le livre insufflant que tout est possible. Il raconte la vie d’Emile Coué, le père de ladite méthode : « tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux ». C’est tout ? Oui, c’est cela la méthode Coué : « répéter, croire, imaginer » que tout va bien aller et qu’alors, tout ira effectivement bien. « Vous irez mieux demain. Vous aurez une vie meilleure » ne se lassa jamais de dire et de répandre autour de lui Emile Coué.

Ainsi, en crédo, « l’imagination qui sauve » et « le pouvoir de la suggestion » ; l’effet placébo inventé sans le savoir, le fait « qu’avant le remède, il y a le désir de remède et le besoin de croire ». « Et tant pis si le lendemain vous n’allez pas mieux, tant pis si c’est mentir, tant pis si c’est faux, tant pis s’il n’y a rien, si la suite est pire. L’illusion est un secours. Le seul secours, peut-être ». Car en effet, « la vie nous fait des promesses qu’elle ne tient pas ».

Dès lors, « l’imagination qui sauve » et « l’autosuggestion qui soigne », ou plutôt qui « aide à aller mieux, à tenir bon, à être heureux ». Tel un « professeur d’optimisme », Emile Coué disait : « pensez toujours « je peux » et jamais « je ne peux pas ». Ayez la certitude d’obtenir ce que vous cherchez et vous l’obtiendrez. ». Car « ce n’est pas nous qui guérissons. C’est la confiance qu’on nous accorde. Là est notre force. Notre faiblesse aussi ».

Le pouvoir de l’autosuggestion serait ainsi bien plus fort que notre volonté selon Emile Coué : en effet, « alors que la volonté nous brime, nous use, nous ronge ; vouloir faire, c’est échouer. Plus on veut dormir et moins on dort ». Maintenant, « imaginez qu’on est au mieux, qu’on est exactement où on désire. Visualisez ça, le visage apaisé, le corps allongé, la paix. Alors le sommeil viendra, discrètement, comme viennent toutes les belles choses ».

Il disait encore ceci à propos de sa méthode : « si l’idée est une graine, on peut la planter soi-même. On peut la faire grandir. Une fleur viendra. Une fleur à soi. J’imagine le bonheur et je serai heureux. Il faut juste planter la graine. Il faut parler. Rien d’autre. Tous les jours. Après, les mots vivent leur vie, ils se logent Dieu sait où, dans notre cœur, dans notre esprit, puis ils nous changent. Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ».

Tout ceci parait simple, mais comme il finissait par l’avouer, « c’est du courage que d’essayer d’y croire ». Qu’il est en effet difficile de « devenir soi-même, vivre, exister ». Sauf qu’«on imagine toujours le pire. Et si nous imaginions le meilleur, pour essayer ? ».

Ce livre est une exceptionnelle leçon de vie, qui nous apprend à ne jamais désespérer, à croire en l’avenir, en l’autre, en ce que l’on souhaite intimement le plus. Il nous rend libre, nous fait jusqu’à percevoir l’existence de la liberté en ce qu’elle a de plus pure et de plus simple. Ce récit nous apprend à s’accepter tel que l’on est, simplement, à vivre avec nos différences, à ne pas perdre du temps à se comparer et se lamenter, mais au contraire à savoir définir ce que l’on souhaite pour soi et pour les autres.

Ce livre est une ouverture sur le monde et sur l’essentiel durant ce qui constitue les quelques instants auxquels se résument notre vie, comparée à l’immensité de l’univers et à l’éternité qui nous entoure. S’il ne fallait en retenir qu’une seule phrase parmi celles que je vous ai offertes pour être les plus belles de ce jardin floral qu’est ce livre rare et précieux, ce serait celle-ci : « nous sommes la somme de nos amours. Et c’est la seule chose qui restera de nous ».

Tentons de l’entendre, de nous entendre avec nous-même et de s’entendre avec les autres, pour n’attirer à nous que le meilleur.