Notre devise française « liberté, égalité, fraternité » a des prétentions quelque peu utopiques, ne trouvez-vous pas ?
La fraternité n’est-elle pas en effet qu’un vœu pieux, une belle envolée simplement illusoire ?
L’égalité est-elle atteignable ? Ne devrait-on pas plutôt viser l’équité, d’ailleurs plus adaptée, car permettant de considérer les besoins de chacun plutôt que de niveler selon le plus petit dénominateur commun – ce qui ne peut, selon moi, constituer le socle d’une nation et d’un peuple.
La liberté n’est quant à elle pas négociable et doit effectivement et invariablement être en première ligne de nos ambitions, tant individuelles que collectives.
Par contre, ne devrait-on pas viser l’altérité en lieu et place de l’égalité ? Ainsi, au lieu de vouloir que chacun soit l’égal des autres, ne devrait-on pas prôner, justement et à l’inverse, le droit à la différence, mettant en avant cette force, ce respect de la singularité de chacun ?
Quant à la fraternité, pensée magique s’il en est, ne devrait-on pas plutôt envisager l’action de pouvoir se dire et partager avec transparence ce que l’on pense, ce qui émane de sa personnalité unique et complexe ; ceci non pas avec la peur au ventre face à la réaction possible des autres, mais au contraire pouvoir le faire avec clarté et respect, l’autre recevant ces propos avec tolérance et ouverture d’esprit, en l’occurrence avec assertivité ?
Ce serait je pense une belle devise à avoir et à mettre en œuvre dans notre vie de citoyen : « liberté, altérité, assertivité » !
