Par qui doit être prononcée l’inéligibilité d’un représentant politique : la justice, qui empêche alors à la personne de se présenter devant le peuple, ou le peuple lui-même ?
Alors que pour devenir simple fonctionnaire il faut avoir un casier judiciaire vierge, pourquoi un représentant politique peut-il se faire élire ou réélire, y compris s’il est condamné à une peine sans dimension d’inéligibilité ?
Pourquoi dès lors existe-t-il plusieurs types de peines et où se situe la frontière de la gravité rendant la personne inéligible ?
Les raisons de devenir inéligible aux yeux de la justice sont-elles suffisantes, mais surtout, sont-elles les bonnes ?
Les vrais inéligibles ne sont-ils pas ceux qui justement s’occupent de faire les lois qui leur permettent de poursuivre leurs mandats en toute quiétude, plutôt que de construire des lois utiles au pays et au peuple ?
Les irresponsables politiques, les professionnels de la surenchère aux promesses en tous genres, y compris totalement loufoques et infaisables, ne devraient-ils pas être suspendus de leurs fonctions et empêchés de continuer à nuire ainsi au pays ?
Pourquoi s’étonne-t-on encore de la dépréciation de la politique au sein de notre société et des taux d’abstention qui ne cessent d’augmenter au fil du temps, à élection comparable ?
Comme disait le Président Jacques Chirac concernant le réchauffement climatique : « la terre brule et nous regardons ailleurs ».
