Tel l’océan Pacifique …

Le street-art peut plaire autant qu’il peut être détesté. Il sera honni par les uns, prétextant que ce n’est pas de l’art mais des gribouillis immondes salissant des murs et dérangeant la convention ou l’ordre des choses ; d’autres sauront considérer que c’est de l’art, une forme d’art, exposé à tous, sur des supports variés pouvant être en soi des sources d’imagination, donc d’expression.

Le street-art est encore associé pour une majorité je pense à une sorte de désocialisation, à du vandalisme, à des salissures gênantes, choquantes et pourtant souvent marrantes, originales, somptueuses, anachroniques et parfois grandiloquentes.

De l’art brut, un art bien réel, vif, spontané ; une source de liberté qui peut permettre pour certains de ne pas cumuler en soi de la haine ou une énergie qui pourrait sinon s’exprimer bien plus négativement. Une source de paix, un lien entre des hommes différents, un moyen de les réunir, d’ouvrir certains esprits obtus mais pour autant accessibles à la nouveauté et à la capacité de pouvoir encore s’émerveiller. Un moyen de partage et d’entente.